Maison Aldébaran

L'ordre secret des choses

Le manifeste

Nous ne cherchons pas l'éclat : nous cherchons l'endroit exact où la lumière consent à se poser, et nous y déposons une pierre.

Une pièce naît d'un dessin repris vingt fois, d'un chaton limé à la main, d'un serti clos dont personne ne verra jamais le revers — et c'est là, précisément, que l'ouvrage se juge.

Moins de soixante créations quittent l'atelier chaque année, numérotées et signées, parce qu'au-delà on cesse de reconnaître sa propre main.

Les créations en cours

Bague en or blanc sertie de diamants taille rose
L'Aurore OphéliaOr blanc, diamants taille rosePièce 03/12
Collier en or jaune orné d'un saphir cabochon
Le Silence OrigèneOr fondu, saphir cabochon, serti closPièce 01/08
Boucles d'oreilles en platine, diamants taille poire
Les Larmes BérénicePlatine, deux diamants taille poirePièce 05/06
Bague chevalière en or jaune à grenat cabochon
Le Serment ThéodoreOr jaune, grenat cabochon, chaton ajouréPièce 02/10
Bracelet rigide en or jaune serti d'émeraudes baguette
L'Ombre WenceslasOr jaune, émeraudes taille baguettePièce 04/09
Broche constellation en or blanc sertie de diamants
La Constellation SéraphineOr blanc, diamants taille brillant, oxydes de ferPièce 07/12

Le volume de la pièce, bientôt

Emplacement du modèle tridimensionnel — la bague tournera lentement sous la main.

Une pièce

L'Aurore Ophélia

Elle fut dessinée un matin de février, alors que la lumière traversait encore les vitres dépolies de la rue de la Paix, et il fallut trois cires perdues avant que le chaton n'accepte de disparaître sous la pierre.

Le diamant taille rose y repose en serti clos, sans griffe visible, comme une goutte tenue par le métal seul ; on la reconnaît moins à son éclat qu'à sa manière de retenir l'ombre.

Douze exemplaires seulement, chacun signé au revers et numéroté au poinçon d'Étienne Aldébaran.

Pierres
Un diamant central taille rose de 1,84 ct, seize diamants taille brillant
Matières
Or blanc fondu à l'atelier, platine pour le chaton
Atelier de création
24 rue de la Paix, Paris 2e — établi n° 3
Disponibilité
Sur demande

Le geste

Quatre temps, dont trois invisibles

Dessin gouaché d'un bijou sur papier crème

I

Dessin

À la gouache, sur papier teinté, on cherche l'assise du chaton et la hauteur exacte du cabochon ; le trait fixe déjà l'épaisseur du métal, au dixième de millimètre.

Modèle en cire d'une bague sur l'établi

II

Cire perdue

La cire est taillée puis grattée jusqu'à la transparence, coulée en or fondu à l'établi, et l'empreinte disparaît dans l'opération — un modèle pour une seule pièce.

Sertissage d'un diamant dans un chaton en or

III

Sertissage

Serti clos pour les tailles roses, grains repoussés à l'échoppe pour les brillants : le métal se déplace, il ne se perce pas, et la pierre tient sans qu'on voie ce qui la tient.

Bague en or polie sur une roue de feutre

IV

Polissage

Au feutre, puis au coton, en passes de plus en plus lentes ; l'oxyde s'en va, les arêtes s'adoucissent, et l'on cesse quand la surface ne renvoie plus l'établi mais la lumière de la fenêtre.

Établi de l'atelier parisien devant une fenêtre, outils et limaille d'or

L'atelier

Trois générations, un seul établi

Étienne Aldébaran, gemmologue formé à Anvers, ouvrit en 1962 deux pièces au troisième étage du 24 rue de la Paix, à quelques pas de la place Vendôme ; sa petite-fille y travaille aujourd'hui sur le même établi, dont le bois garde la trace des limes anciennes.

Rien n'y est produit en nombre. Les portes s'ouvrent sur rendez-vous uniquement, le temps d'un entretien, d'un dessin posé sur la table et d'une pierre regardée à la loupe.

Reconnaissance

« Chez Aldébaran, le serti clos tient de l'aveu : on ne montre pas comment la pierre est retenue, on la laisse simplement être là. »
Le Figaro
« Une maison qui préfère achever cinquante pièces plutôt que d'en promettre mille, et dont le silence, rue de la Paix, s'entend très bien. »
Vogue Paris
« Aucune vitrine, aucune boutique, aucun catalogue en ligne : la rareté n'est pas ici une stratégie, elle est une cadence de travail. »
Financial Times

Écrire à la maison

Un entretien, avant toute chose